« Sous les étoiles de… »
Genèse d’une trilogie d’aventures
Eloge de l’aventure au long cours… et des mobilités douces !
2016 à vélo.
2021 à pied.
2024… à cheval !
Mai 2016, je m’envole avec le vélo et les sacoches dans la soute d’un avion pour aller vagabonder « Sous les étoiles d’Amérique » . Dix mois de bike trip, et une première expérience de voyage en solo qui me conduira sur 10 000kms à travers 6 pays, de l’Alaska à la Terre de Feu !



Mai 2021, je boucle le sac à dos direction l’Italie et pars « Sous les étoiles des Alpes », pour concrétiser un deuxième rêve qui me trotte dans la tête depuis quatre ans : la Via Alpina. Quatre mois de randonnée perchée entre 1000 et 3000 mètres d’altitude, pour réaliser la traversée intégrale des Alpes à pied à travers 8 pays d’Europe, de Trieste à Monaco.
Quatre mois pour prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré. A ce moment-là, j’ai quitté mon job et clôturé un chapitre de vie pour en écrire un nouveau, qui me mènera en 2022 jusqu’à un autre morceau de bout du monde : le Finistère !



Mai 2024, l’heure est venue de repartir pour un nouveau bout de chemin, cette fois-ci en compagnie de ma co-équipière équine de chic et de choc.
Une nouvelle région d’adoption, une jument en pleine forme, un planning pro qui s’organise pour pouvoir m’échapper quelques semaines… il ne m’en fallait pas plus pour filer « Sous les étoiles de Bretagne » !

Cette nouvelle aventure, c’est ainsi un troisième volet qui combine mes précédentes expériences de voyage à ma passion de toujours, celle des chevaux. L’occasion de célébrer dignement l’entrée de ma jument dans sa nouvelle décennie, tout en lui rendant un hommage particulier, elle qui façonne discrètement mon équilibre de vie au travers de ce lien silencieux et invisible qui nous relie…
De cheval de sport à cheval d’aventure il n’y a qu’un pas…

Elle vient de passer le cap de ses 20 ans, j’approche de mes 40.
Elle fait partie de mon quotidien depuis ses 4 ans.
Depuis 2008, cette jument et moi avons fait 16 fois le tour des 4 saisons dans 5 régions, de la Seine et Marne au Maine et Loire, de la Charente-Maritime au Finistère, en passant par l’Hérault.
Chaque fois, elle s’est laissé porter dans les courants de ces changements de lieux, de climats, d’activités, faisant preuve d’une capacité à s’adapter qui ne cesse de m’épater.
Je la connais sur le bout des doigts, autant qu’elle sur le bout des sabots.
Elle connait mes forces et mes doutes, mes qualités et mes travers, et sait décrypter la moindre de mes émotions.
Elle est ma soupape de décompression et mon point d’ancrage quand mes choix de vie m’amènent vers de nouveaux horizons. Celle à qui je n’ai pas besoin de parler pour me faire comprendre.
Certains diront « ce n’est qu’un cheval », mais les connaisseurs n’ont pas besoin de mes mots pour savoir à quel point la relation Homme-Animal peut influer sur nos vies et nos comportements, et ce réciproquement.
Née dans le berceau de l’élevage français qu’est la Normandie, avec des origines de champions olympiques, elle est initialement plutôt taillée pour le saut d’obstacle et la compétition, que nous avons pratiqué ensemble pendant plus de dix ans. Aussi, mis à part nos sorties régulières mais plutôt courtes en extérieur en campagne, à travers les champs ou les bords de mer, cette longue aventure est une première pour elle !
Mais de cheval de sport à cheval d’aventure il n’y a qu’un pas… Des terrains de concours aux grands espaces de randonnée, ce périple signe la concrétisation d’une mutation progressive de mes expériences aux côtés de cette incroyable petite selle-français !



Equibreizh nous voilà !
Bon, avouons-le concrètement, notre expérience commune de grande randonnée avant notre départ se limite à une nuit en tente passée à 20kms des écuries, la météo bretonne exécrable depuis le début de l’année ne nous ayant pas laissé beaucoup de répit pour d’autres longues sorties…
Mais, au-delà de ce détail d’expérimentation quelque peu approximatif, je n’ai que peu de doutes sur sa capacité à s’adapter une fois de plus à de nouvelles situations. Depuis le début de notre préparation cet hiver, elle a su intégrer chaque nouvel élément avec une sérénité impeccable : nouvelle selle, nouvelles sacoches chargées sur son dos qui bougent dès lors que l’on dépasse l’allure du pas, ou s’accrochent aux branches dans les passages étroits, nouveaux itinéraires d’entrainement, nouveau rythme de travail…
Et par-dessus tout, il y a ce lien de confiance entre elle et moi, patiemment tissé au fil des années, qui m’a permis jusque-là de l’emmener sur tous types de terrains de jeux, avec aujourd’hui un cran additionnel qui nous emmène bien au-delà de notre zone de confort habituelle.
Mais en vrai, on s’en fout : il n’y aura pas d’ours ni de pumas, pas de dizaines de kilomètres sans points de ravitaillements, pas de neige ni de ravins… alors, bien que mon cerveau tourne un peu en boucle sur une liste d’imprévus à prévoir, je relativise mes appréhensions liées au fait de l’embarquer dans ce projet !
Aujourd’hui, 26 avril, j’ai fini de jouer au « Juste Poids » et à « Tetris » avec mes sacoches. L’équipement est prêt, les grandes lignes de l’itinéraire et les points d’étapes journaliers aussi. La jument est au top – aussi bien que moralement que physiquement – et moi presque autant qu’elle, mon petit fond de lassitude hivernale s’estompant devant le retour timide du beau temps.
Nous sommes prêtes à nous lancer pour un mois de randonnée sur les chemins bretons, en suivant en grande partie l’itinéraire de randonnée équestre « Equibreizh ». Car oui, la Bretagne a déjà presque tout prévu, et c’est notamment pour ça que, malgré sa météo de m****, je l’aime quand même très fort.
Top départ prévu le 27 avril, avec une boucle d’environ 600 kilomètres, qui aura pour point de départ et d’arrivée Concarneau, notre QG officiel. Direction le canal de Nantes à Brest pour les premiers jours, histoire de se mettre en jambes sans trop se creuser la tête sur le topo d’itinéraire. Puis cap vers les Monts d’Arrée, points culminants de la région, pour se rappeler un peu de l’effet des dénivelés sur les mollets, avant de poursuivre plus au Nord en direction des Côtes d’Armor et de la baie de Saint Brieuc. Nous « redescendrons » ensuite dans les terres pour rejoindre le lac de Guerlédan, puis l’Ouest du Morbihan, avant de repasser dans le Finistère Sud pour un retour à la maison prévu fin mai.
J’ai peur, un peu. J’ai hâte, beaucoup. Je kiffe déjà, passionnément.
Et j’essaierai de vous partager le tout dans les articles à venir !

NB : Pour les détails de notre préparation, c’est par ici !